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La responsabilité civile est l'obligation de réparer le dommage (ou préjudice) que l'on a causé à autrui. Elle est contractuelle lorsque le dommage résulte de l'inexécution d'un contrat, délictuelle (ou extra-contractuelle), dans le cas contraire. L'action en responsabilité appartient à la victime du dommage (contractant ou tiers à un contrat). Les tribunaux compétents sont en principe les juridictions civiles.
 
Notre cabinet intervient régulièrement aux côtés des professionnels et pour le compte de certains assureurs, notamment dans les domaines de l’immobilier et des affaires, pour prévenir les risques de responsabilité grandissant à l’occasion de leur activités professionnelles, mais également pour les défendre en cas de mise en œuvre de leur responsabilité.
Notre cabinet intervient également et surtout en amont des différends, par la rédaction pertinente des contrats et des clauses limitant ou encadrant la responsabilité du professionnel et définissant les contours de sa mission. Cette démarche préventive permet le plus souvent d’éviter la mise en œuvre de cette responsabilité professionnelle.

Nous conseillons et défendons régulièrement les professionnels de la loi Hoguet et de l’immobilier :

  • Agents immobiliers

  • Syndic de copropriétés

  • Administrateur de biens

  • Marchands de biens

  • Diagnostiqueurs

  • Experts immobiliers

Notre cabinet intervient également auprès d’autres professionnels très souvent mis en cause.

  • Médecins/chirurgiens

  • Garagistes/concessionnaires

Les opérations immobilières font appel au droit des contrats, et souvent relèvent de contrats spéciaux.
 
Selon leur nature, contrat de location, règlement de copropriété, promesse unilatérale ou synallagmatique de vente, contrat de vente en l’état future d’achèvement (VEFA), contrat de construction de maison individuelle (CCMI) convention précaire, commodat, contrat de prêt immobilier, contrat d’assurance dommages-ouvrage, etc.., ces contrats relèvent de régimes juridiques plus ou moins contraignants.
 
Lorsque ces contrats sont soumis à des régimes impératifs, d’ordre public, les marges de négociation et d’aménagement sont très limitées.
A l’inverse, lorsque ces contrats peuvent faire l’objet d’aménagements, tel un contrat de vente immobilière ou un contrat de bail commercial, l’intervention de notre cabinet prend tout son sens et peu être prépondérante dans la relation contractuelle à venir.
 
Ainsi, notre cabinet intervient régulièrement en qualité de conseil pour négocier ou aménager les clauses de ces contrats immobiliers si particuliers :

  • Aménager une clause de travaux dans un bail commercial ou encore une clause recette ou d’échelle mobile ;

  • Installer une clause de financement, de garantie ou de caducité dans un contrat de vente immobilière ;

  • Rédiger une clause de destination ou des clauses limitatives d’un règlement de copropriété particulier ;

La négociation judicieuse et pertinente des clauses de ces contrats immobiliers en amont, permet souvent d’éviter des contentieux ultérieurs et les déséquilibres contractuels.

Droit des Baux

 

 Baux d’habitation


Soumis à la loi 89-462 du 6 juillet 1989, les baux d’habitation recèlent certaines difficultés et sont aujourd’hui une source de contentieux important devant les tribunaux d’instance.
Notre cabinet est régulièrement amené à intervenir sur des procédures de résiliation de bail, de validation de congé, de réévaluation de loyers manifestement sous évalués ou d’expulsion.


 Baux commerciaux


Les baux commerciaux sont essentiellement régis par le décret 53-960 du 30 septembre 1953, à présent intégré dans le Code de commerce (articles L.145-1 à L.145-60).
Notre cabinet intervient généralement dans le conseil à la rédaction du bail jusqu’au renouvellement de celui-ci, en passant par toutes les problématiques de fixation de loyer, de révision, de déplafonnement, de déspécialisation et de renouvellement.


 Baux professionnels


Les baux professionnels sont régis par le Code civil et par l'article 57-A de la dite Méhaignerie du 23 décembre 1986. Notre cabinet conseille en ce domaine bailleurs et professions libérales, lors de la rédaction et la signature de ces contrats aux latitudes aménageables.


 Baux de droit commun


Ces baux sont soumis aux dispositions supplétives du Code civil (articles 1709 et suivants) et en tant que tels doivent faire l’objet d’une rédaction précise, anticipant en amont toutes les problématiques pouvant se poser. Souvent conclus par des personnes morales pour l’habitation de leurs salariés ou dirigeant, ou encore pour la location de locaux accessoires (garage, remise, etc…) ces contrats doivent être scrupuleusement rédigés.


 Baux loi de 1948


Survivance du passé, le parc français comporte encore à ce jour près de 200 000 logement régis par la loi protectrice du 1er septembre 1948. Notre cabinet est donc encore amené à conseiller les bailleurs sur les questions de reprise du logement, de droit au maintien dans les lieux, de congé de pure forme, de résiliation fautive, etc.

Notre cabinet possède une réelle en expertise en copropriété, notamment avec le concours de notre Associé, Cyril SABATIE, membre de la Chambre Nationale des Experts en Copropriété et auteur de la  20ème édition de l’ouvrage COPROPRIETE, aux éditions Delmas, et de nombreuses parutions et articles sur le sujet.

Nous assurons l’ensemble des problématiques, différends et litiges liés à l’administration et la gestion de la copropriété : 

  • Conseil et assistance des syndics de copropriété

  • Assistance et conseil dans la rédaction des ordres du jour et des projets de résolution

  • Actions en validation ou contestation d’assemblées générales

  • Recouvrement des provisions et charges de copropriété

  • Assistance des conseils syndicaux

  • Mesures d’exécution forcée et saisies immobilières

  • Assistance sur les dossiers de travaux dans la copropriété (expertise, référé…)

  • Nomination d’un expert, d’un mandataire ou d’un administrateur judiciaire

  • Union de syndicats, syndicats secondaires, syndicats coopératifs, etc…

En 2005, 33 500 contentieux de la copropriété ont été portés devant les tribunaux de première instance. Comparés au nombre de logements en copropriété, estimé à plus de six millions, les litiges générés par la copropriété se révèlent être peu fréquents (0,2%). Le défaut de paiement des charges constitue la source principale des litiges dont les juridictions ont à connaître. (source ministère de la justice)

Actualités

Loi HOGUET : L'agent commercial ne peut faire valoir son expérience professionnelle

Une réponse ministérielle publiée le 12 juin 2018 (JO.AN p. 5052) rappelle à juste titre que les agents commerciaux ne peuvent pas se prévaloir de leur expérience professionnelle pour obtenir une carte professionnelle HOGUET de la part des CCI. La réponse rappelle que les dispositions du décret du 20 juillet 1972 ne sont applicables qu’à des emplois subordonnés et que les agents commerciaux ne se trouvent pas dans une relation de subordination avec le titulaire de la carte professionnelle.

Seule option pour l'agent commercial, la détention d'un des diplömes requis par les textes. En appliaction de l'article 11 du décret du 20 juillet 1972, la condition d'aptitude professionnelle est remplie avec l'un des diplômes suivants  :

- diplôme délivré par l’État ou au nom de l’État d’un niveau égal ou supérieur à 3 années d’études supérieures après le baccalauréat ET sanctionnant des études juridiques, économiques ou commerciales;

- diplôme ou titre inscrit au répertoire national des certifications professionnelles d’un niveau équivalent (niveau II) ET sanctionnant des études juridiques, économiques ou commerciales;

- brevet de technicien supérieur (BTS) « professions immobilières »;

- diplôme de l’institut des études économiques et juridiques appliquées à l’immobilier, la construction et l’habitat (ICH).

Transaction/Bail commercial : Droit de préemption commercial et honoraires

La Cour de cassation dans un arrêt du 28 juin 2018 n°17-14065 juge qu’en application de l’article L145-46-1 du code de commerce (issu de la loi Pinel du 18 juin 2014) le bailleur qui vend son local commercial doit préalablement notifier au preneur une offre de vente (cette notification doit, à peine de nullité, indiquer le prix et les conditions de la vente envisagée. Elle vaut offre de vente au profit du locatairequi ne peut inclure les honoraires de négociation de l’agent immobilier.

Transaction : RCP de l’agent immobilier et solvabilité des acquéreurs

Dans un arrêt du 1er décembre 2017 n°16-06057 la cour d’appel de Paris juge que l'agent immobilier qui n'a pas procédé à la vérification des capacités financières de l’acquéreur engage sa responsabilité ; il est condamné à verser des dommages et intérêts au vendeur (12 000€).

Pour la cour, ces négligences de l'agent immobilier ont fait perdre au vendeur une chance sérieuse de ne pas contracter avec un acquéreur qui n'avait manifestement pas les moyens d'acquérir.

Les juges parisiens retiennent également que l’acquéreur était si peu sérieux qu’il n’avait pas versé le dépôt de garantie stipulé à la promesse, occasionnant ainsi une immobilisation inutile du bien sur plusieurs mois et rendant par sa faute plus difficile et onéreuse la perception de la juste indemnité forfaitaire stipulée.

Transaction : Nullité de la vente d’un logement locatif et surface minimale

La Cour de cassation dans un arrêt du 3 mai 2018 n°17-11132, destiné à être publié au Bulletin, rappelle que le règlement sanitaire départemental peut être plus contraignant que le décret décence du 30 janvier 2002 concernant la surface minimale d’un logement pouvant être mis en location. Il s’en suit qu’il résultait de l'acte authentique de vente que le bien vendu était loué et qu'en se portant acquéreur du logement l’acquéreur entendait disposer de la pleine propriété du bien, comprenant la possibilité de le mettre en location. Pour les magistrats il s'agissait d'une qualité essentielle de la chose vendue.

Ainsi pour la cour d’appel de Douai, confirmée sur ce point par la Cour de cassation, le consentement de l’acheteur avait été vicié et la vente devait donc être annulée.

Naturellement la RCP du notaire et de l’agent immobilier ont été retenues parallèlement (bien que ce point de droit fasse l’objet d’une cassation).

Transaction : Refus de signature de la promesse et rupture abusive des pourparlers

La cour d’appel de Paris dans un arrêt du 30 mars 2018 n°16-048987 a retenu la responsabilité d’une société venderesse dont la gérante refusait de signer une promesse de vente alors qu'un accord sur la chose et le prix avait été obtenu (au vu des éléments du dossier).

Pour la cour la rupture des pourparlers à ce stade avancé de l'accord des parties revêt un caractère abusif et préjudiciable aux candidats acquéreurs qui avaient pris des mesures pour libérer leurs placements en vue de financer l'acquisition du bien de la SCI vendeuse. Cette dernière est ainsi condamnée à des dommages-intérêts et à un article 700.

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